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samedi 30 janvier 2016

02 #Je #ÉveilDEssence : Je ne sais rien. Je ne sais même pas que je ne sais rien. Mais je sens que je sens. Je sens que je ressens.



02 #Je : Je ne sais rien. Je ne sais même pas que je ne sais rien. Mais je sens que je sens. Je sens que je ressens.

24-30 janvier 2016
Je ne sais rien.
Je ne sais même pas que je ne sais rien. Mais je sens que je sens. Je sens que je ressens.
Je sens l’air sur mon ¿¡corps, parfois. Je sens l’air sur mon ¿¡visage. L’air est chaud. Parfois, l’air est frais. Parfois, l’air souffle sur mon ¿¡visage. Je sens l’air sur mon ¿¡visage. Je ne sais pas que j’ai un ¿¡visage. Je sens l’air sur mon ¿¡visage. Je sens la chaleur et le froid sur mon ¿¡visage. Je sens l’air qui circule. Parfois. Ça me chatouille. C’est chaud. C’est agréable. C’est tout doux. C’est tout chaud. C’est rigolo. Ça souffle tout doucement. Ça chatouille.
Ça chatouille. Ça chatouille. Ça chatouille !
Ça chatouille délicatement. C’est tout chaud. Ça sent bon. Je suis bien. Ça me dérange. Ça m’étonne. Ça me dérange et ça m’étonne. Ça m’amuse. C’est rigolo. C’est gênant. Parfois. Et puis, c’est rigolo. Encore. Ça fait tout chaud. Ça fait tout bon. Ça fait tout doux. Mes ¿¡yeux se ferment doucement à chaque coup de ce petit vent. Ma ¿¡tête s’abaisse dans le creux de mes ¿¡épaules. Qui se soulèvent. Je sens le petit vent doux soulever mes ¿¡cheveux doucement. Je frémis de plaisir. C’est rigolo, ce petit vent. Ça souffle tout doucement. C’est tout doux. Ça me chatouille tout doucement. Mes ¿¡yeux se ferment à chaque coup de ce petit vent. Ma ¿¡tête se rentre dans mes ¿¡épaules. C’est rigolo. Ça me chatouille. Ça m’amuse. Je souris. Je ris. Je plisse les ¿¡yeux de doux plaisir. Je tourne la ¿¡tête. Je ne sais pas quel est ce petit vent. Ça me dérange. Ça m’amuse. Ça me chatouille. Ça me chatouille délicieusement. Vive le, vive le, vive le petit vent. Petit vent qui souffle sur mon ¿¡front.

Ça sent bon. Ça sent bon quand il y a ce petit vent. Ça sent bon le parfum, le savon, la souffline. Ça sent bon l’amour. Je ne sais pas ce que c’est que l’amour, mais je sais que ça sent bon. Ça sent bon tout le temps. Ça sent bon le café. Ça sent bon le frais. Ça sent bon le chaud. Ça sent bon la chaleur. Ça sent bon la douceur. Je ne sais pas le nom des odeurs. Ça sent bon le différent. Ça chatouille mes ¿¡narines. Ça sent bon quand c’est tout près. Ça sent bon le chaud. Ça sent bon le froid. Ça sent bon le douillet. Ça sent bon les gros câlins. Ça sent bon la douceur. Ça sent bon l’émerveillement. Ça sent. Ça. Ça. Ça. Ça sent bon tout le temps.
Ça, ça. Tout ça, je le sens.
Je le sens et je le sens.
Je le ressens.

© Simone Rinzler | 24-30 janvier 2016 - Tous droits réservés 
Ça sent ça À L'Atelier de L'Espère-Luette




mardi 26 janvier 2016

01 #Je #ÉveilDEssence: Je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas pourquoi on m'a mis là. Je ne sais pas pourquoi on m'a mis là, posé, sans bouger. Je ne sais pas. Je... Je.. Je.

01 #Je : Je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas pourquoi on m'a mis là. Je ne sais pas pourquoi on m'a mis là, posé, sans bouger. Je ne sais pas. Je... Je.. Je.

Je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas pourquoi on m'a mis là. Je ne sais pas pourquoi on m'a mis là, posé, sans bouger. Je ne sais pas. Je... Je.. Je. 

Je ne sais pas. Je ne dis rien. Je ne fais rien. Je suis là.

Qu'est-ce qu'ils attendent. Je ne sais pas ce qu'ils attendent. Je ne sais pas si j'attends. Je ne sais pas si j'attends quelque chose. Je ne sais pas si j'attends quelque chose ou quelqu'un. Je ne sais pas. Je ne sais pas ce qu'est attendre. Je ne sais pas si j'attends ou si je n'attends pas. 
Je... Je.. 
Je.

Je.
Je suis.
Je suis là.
Je ne sais pas si j'attends.
Je ne sais pas si je fais quelque chose.
Je.
Suis.
Là.

J'ai conscience.
J'ai ma conscience.
J'ai conscience d'être.
J'ai conscience d'être là.
Je suis.
Je suis là.

Là.
Ici.

Je suis ici.

Ici.

Je suis.

© Simone Rinzler | 24 janvier 2016 - Tous droits réservés
Je suis ici, et Simone aussi, à L'Atelier de L'Espère-Luette

jeudi 14 janvier 2016

#CM 3 : Elle se sent toute essoufflée. Elle vient de se remettre à l'apprentissage de la flûte a bec. Elle n'a pas tout a fait tout oublié...

#CM 3 : Elle se sent toute essoufflée. Elle vient de se remettre à l'apprentissage de la flûte a bec. Elle n'a pas tout a fait tout oublié...

Elle se sent toute essoufflée. Elle vient de se remettre à l'apprentissage de la flûte à bec. Elle n'a pas tout a fait tout oublié. Sa langue sait encore faire le "t", "t", "t". Ses doigts ont partiellement su se mettre en position. Le son n'est pas beau. Elle suit la méthode. Elle s'entraîne sans passer à l'apprentissage d'une nouvelle note tant que la première note, le Si ou A (ou H en allemand) n'est pas maîtrisée. Ses mains se placent difficilement. Le pupitre est trop haut pour les verres progressifs. Elle tente d'écarter la flûte de son corps, comme le lui indique la méthode. Elle fait confiance à la méthode. C'est une bonne méthode avec laquelle elle avait autrefois appris à jouer. Elle maîtrise enfin le Si, le A, le H. Elle apprend le nom des notes en anglais et en allemand en même temps. Elle les connaissait. Elle les a oubliés. elle révise, sans mesurer la perte. Elle ne mesure pas la perte, elle n'en n'y le temps, ni l'idée. Elle la comble. Elle la réduit, comme on réduit une fracture. Elle réduit la fracture de la musique abandonnée. Elle reprend. Finit, à force d’insistance, par maîtriser le Si, le A, le H. Elle passe au La. Trop vite. Elle n'a pas retenu le nom en anglais et en allemand. un effort, bon sang, se dit-elle, alors qu'elle retrace son exercice du matin. Si Si est A. cela devrait lui revenir. elle avait bien vu que c'était contigu.

Voilà. Elle s'est trompée. Si n'est pas A, mais B. Sa piètre mémoire vient de lui jouer un tour. Mais elle réapprend à se concentrer. Si elle ne pouvait pas descendre l’alphabet après A comme on descend la gamme, c'est que Si n'était pas A, mais bien B en anglais (et H en allemand, cela elle en est sûre, à cause de la la Messe H moll, la Messe en Si mineur de Jean-Sébastien Bach. La Messe à Schmoll !). Donc, puisque la deuxième note apprise, la note du long étouffement provisoire de la nouvelle élève, est un La, qui se dit A en allemand, la Si ne pouvait être autre qu'un B. Elle n'a jamais eu bonne mémoire. c'est pour cela qu'elle avait toujours choisi de se spécilaiser ce qui nécessitait un empilement de connaissance mais dont la plupart pouvait se retrouver par une déduction logique. C'est ainsi qu'elle avait appris les langues étrangères, la grammaire, et même les mathématiques, autrefois. Elle a besoin que les choses s'articulent logiquement pour les retenir.

Elle reprend son récit.

Elle voudrait faire de la flûte Alto, mais elle n'a la méthode que pour la flûte Soprano. Qu'importe. Il lui faut retrouver les gestes. Des mains. Des doigts. Du corps. Du souffle maîtrisé. 

Elle sont que son souffle est plus difficile à maîtriser. Pas étonnant que sa voix déraille si facilement. 

Elle doit réapprendre à maîtriser son souffle, à canaliser son souffle, à reprendre sa respiration pour ne pas jouer comme une noyée.

Elle s'est un peu noyée. Si peu. À peine. Sans peine. Sans grande peine. Avec application. Avec joie. Elle reprend la maîtrise de son souffle. La maîtrise de sa vie. À elle. Elle doit réapprendre à reprendre son souffle sans s'essouffler. Elle n'a jamais été vraiment joueuse de flûte à bec. Elle a été chanteuse. Peut-être n'est-ce pas tout à fait la même technique ? En plus de sa respiration, elle doit contrôler ses doigts, bien les positionner, penser à tout. Elle est dans l'enfance de l'apprentissage. Elle aime apprendre.

Aurait-elle dû attendre de trouver la même méthode pour la flûte alto qu'elles a pratiquement jamais jouée, faute de méthode à sa disposition ? La flûte Alto est plus grande. L'effort de souffle n'en sera que plus intense. 

Elle a toujours voulu apprendre la flûte Alto pour jouer elle-même ses partitions, directement dans sa tessiture. Elle s'est toujours sentie une piètre déchiffreuse, même si avec la pratique, elle déchiffrait de mieux en mieux.. Elle veut déchiffrer seule, être autonome, pouvoir jouer sa musique comme elle l'entend, comme elle la sent. La musique de son corps. La musique de son être.

Son souffle n'est pas revenu. Alors qu'elle tient son carnet de musique, elle s'aperçoit qu'elle a oublie le plus important.

Le réveil du corps.

L'échauffement corporel.

Sans échauffement, pas de souffle. Sans souffle, pas de note juste.

Elle n'a pas commencé par le commencement. Elle a commencé. C'est tout.

Elle avait sorti les flûtes, les méthodes 1 et 2 depuis quelques semaines. Elle avait cherché la veille une méthode pour flûte alto chez un marchand de partitions et d'instruments. Elle n'avait pas trouvé. S'était promis de chercher.

Ce matin, elle ne remet plus au lendemain. La musique l'attend. Elle attend de faire résonner la musique en elle, dans son corps. Avec son corps.

Un instrument de souffle.  

Animus, Anima retrouvés.

Ensemble.

Elle cherche son souffle. Son deuxième, son troisième, son quatre-vingt-quatorzième souffle. Elle ne les compte plus. Elle les fait, ces reprises de souffle, de deuxième souffle. C'est comme un réflexe acquis. Ça revient tout seul, le retour à la vie.

Le retour d'animus/anima, imbriqués.

Si. Si. Si
B. B. B.
La. La. La.

Si ! Si ! Si !
Belles Bébées
Là ! Là ! Là !
La Voilà.
La Mamie Zinzinette,
La Mamie Musiquette.

Encore une note et tu auras une berceuse dans ta musette à musiquette.

© Simone Rinzler | 14 janvier 2016 - Tous droits réservés

C'est l'heure musicale à L'Atelier de L'Espère-Luette



lundi 11 janvier 2016

35 #CR Carnets de retraite : Mon dernier poussin prend son envol définitif aujourd'hui. Il y a comme un air de fête.

35 #CR Carnets de retraite : Mon dernier poussin prend son envol définitif aujourd'hui. Il y a comme un air de fête.

Mon dernier poussin prend son envol définitif aujourd'hui. Il y a comme un air de fête. Depuis longtemps, l'envol définitif loin du nid se préparait. C'est aujourd'hui que se fait le gros du départ. 

Papa Wazo aide Wazillon à transporter tout, tout de suite, pour ne pas faire de voyage à vide et vient d'impulser le vrai grand déménagement hors du nid. 

Maman Wazo est fière de sa petite Wazillone, en train de devenir une grande et belle Wazotte, libre et heureuse.

Il y a de la fête dans l'air.

Papa et Maman Wazo ont bien travaillé.

Bientôt la crémaillère chez les Grands Petits Zoziaux !

Les petites Wazillettes sont chez leur autre Mamie Waza-Waza-Waza-Wazi-Wazo qui profite d'elles pendant qu'elle est proche du nid de son Petit Zoizo à Elle.

C'est la fête du bonheur dans les nids du quartier !

© Simone Rinzler | 11 janvier 2016 - Tous droits réservés

C'est l'envol à L'Atelier de L'Espère-Luette

mercredi 6 janvier 2016

20160106 #DQ4 2-101 Prologue : Quelque chose résiste. Quelque chose résiste à la fiction. Quelque chose insiste. Quelque chose réfute lasimplicité de l'évasion.

20160106 #DQ4 2-101 Prologue : Quelque chose résiste. Quelque chose résiste à la fiction. Quelque chose insiste. Quelque chose réfute la simplicité de l'évasion. 

Quelque chose résiste. Quelque chose résiste à la fiction.
Quelque chose insiste. Quelque chose réfute la simplicité de l'évasion.

Évasion impossible. Tourment de la fiction.

Quelque chose insiste. Le réel ne peut, ne veut, se mettre à l'unisson.

La langue se dérobe. La simplicité de l'évasion n'est pas de mise. 

Le réel fait retour, incessant. Le réel se dérobe. Il ne veut pas qu'elle l'enrobe.

Elle s'installe à son bureau, dans l'atelier de la pensée. Enfile sa vieille robe. Son vieux costume de scène. Elle ne remet pas l'instant à plus tard. Il est temps. Temps de s'y atteler. De se mettre sous le joug de la fiction, de malaxer le réel, de s'y enfoncer sans s'y complaire. De fouiller sa mémoire, ses faiblesses, ses erreurs. Ses forces de faible. Ses forces de survivant. Il n'est plus temps de remettre. 

Elle est installée devant sa tablette. Elle écrit sous la dictée de son inconscient. Elle ne ressent pas le besoin d'écrire. Ne le ressent plus. C'est le moment d'y aller. Sans rechigner. Sans reculer. C'est le temps d'affronter ce qui bloque. C'est l'heure d'éviter l'évitement. Elle y va. Elle y est. 

Elle sent qu'il faut qu'elle s'organise. Elle ne peut dépendre de l'extérieur. C'est à elle que revient le récit de ces heures. Personne ne peut le faire à sa place. C'est à elle de mettre de l'ordre dans le fouillis de l'esprit, dans le chaos de la vie, dans les souvenirs oubliés qui, tant racontés, lui ont déjà échappé. C'est elle qui dictera l'ordre des choses, prendra la responsabilité de ses écrits. Elle ne se dérobera pas. L'enquête de la quête a commencé.

Elle cherche déjà par où commencer.

Elle ne sait pas. Elle se sent si fragile, si frêle. Elle ressent toujours la même peur au début d'un chantier de la pensée. Elle a peur d'elle-même. Ses yeux roulent vers le haut, à gauche. Elle s'imagine se regardant et ne se trouvant pas si effrayante. Qui donc, quoi donc, lui a mis en tête qu'elle pourrait être un monstre ? Elle le sait. Depuis toujours. Elle sait aussi qu'elle n'est pas le monstre. Elle est l'enfant de monstres, l'enfant d'enfants brutalisés par des monstres dans la folie du monde. Ils ont eu foi en elle. Elle ne peut pas les trahir. Elle doit avancer. Terrasser son monstre.

L'heure de se mettre en route a déjà commencé. Elle est assise, devant sa table de travail. Elle organise son monde. Elle est déjà partie. Elle n'est plus là. Elle est là-bas.

© Simone Rinzler | 6 janvier 2016 - Tous droits réservés.