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1/26/2015

Tu te donnes le temps d'hésiter, d'exister...

Tu te donnes le temps d'hésiter, d'exister.

Tu as repris contact avec tes amis de l'université, tes plaies sont pansées, tes pensées ont existé, tu t'en es lavée.

Tu es tentée par deux appels à communication qui correspondent exactement à tes objets, tes sujets de recherche. 

Tu tentes de ne pas reproduire l'arrêt brusque de la pratique du chant sans retour. 

Tu es encore en phase de rêve, de rêverie, tu te rêves ta vie. Tu la vis aussi. 

Tu n'es pas certaine de savoir t'empêcher de t'engloutir toi-même dans tes projets et tes pas si trivial pursuits.

Tu sais que tu ne te changes vraiment jamais.

Tu sais que tu évolues, pourtant.

Évoluer au gré.

Le gré des langues.

Toutes tes références te reviennent.

Tu te sens pleine d'une énergie nouvelle.

Tu sens qu'une douleur a guéri, s'est assagie, est repartie dans un lointain indéterminé.

Tes phrases redeviennent courtes, précises. 

Ç'en est fini du fouillis.

Tu ne fêtes pas, ne fanfaronnes pas. Il n'y a pas lieu de cela.

Tu prends ce qui vient. Il est bien, ce qui vient.

Tu reprends tes esprits.

Tu es là.



Au réel de la vie.

© Simone Rinzler | 26 janvier 2105 - Tous droits réservés.


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