Rechercher dans ce blog

dimanche 23 mars 2014

Photo du jour 20140323 : Laurent Kloetzer et Marianne Loing chez Charybde

Photo du jour 20140323 : (date de la finition de la photo)
Les Rencontres littéraires à la Librairie Charybde, c'est toute l'année !
Vous avez raté celle-là :

"Laurent Kloetzer et Marianne Loing en visio avec Kenneth Bernard" © Simone Rinzler
Elle était fantastique.
Laurent Kloetzer (auteur) et Marianne Loing (libraire) écoutent l'écrivain Kenneth Bernard en direct de New York pour la parution de son livre "Extraits des archives du district", traduit de l'anglais américain par Sholby, aux éditions Le Tripode de Frédéric Martin.Renseignez-vous pour les prochaines rencontres :

samedi 22 mars 2014

Planninge : ça plane pour moi (note de lecture de "Planning" de Pierre Escot

Planninge : ça plane pour moi

20140322 Planning Pierre Escot GamStyl ALADELE101

Éblouie par la lumière sombre de Pierre Escot.
(Passivoïde : PP + PAR + Det. + N Inan. + Adj CoulNuanc => [GN Oxy code 8])

048. "Planning", deuxième édition révisée. PPT/éditions - Paris, France, 2012.  

Prendre des notes.
Poser livre. Écrire.
Idée style mûrit.
Fait ses gammes 
Gammes stylistiques.
ProjBK ALADELE101

RETOUR SUR LECTURE
Refeuilleter le livre.
S'aperçoit que deux pages lues trop vite.
N'ai pas imprimé ce que mes yeux ont lu.
Ce que mes yeux lisent, mon cerveau ne lit pas.
J'ai lu, mais je m'entendais écrire pendant que je lisais. 

Esprit distrait par la richesse 
(Passivoïde + CA PAR + GN [Det. NInan Uncount Gen / Spec ? Code 9]

[Améliorer codes GN]

Page 007
Conquise
Le lirai dans la journée

Pas beaucoup de mots
Trop de réflexion 
Le lirai plus lentement

Pas assez attentive
Lire plus lentement.

Pour un critique intermédiaire du livre en cours de lecture dans le style de l'auteur : 
Pasticher n'est pas parodier (Hommage)

Découvrir l'original dans le merveilleux petit, Grand, livre de Pierre Escot "Planning" (cf. Ref. Supra).
Écrit sur Vélin Electronique, IPad 2, statut FB sans titre, 22 mars 2014.

----------

Pierre Escot me rappelle de suivre la prescription de sa dédicace du 19 mars.

Égarée hors prescription du Docteur Escot.
Rebelle à toute prescription.

"Le refus d'une prescription est l'obéissance à une prescription insue, invisible, oubliée. L'invisibilité de la doxa contemporaine est une idéologie* (Cf.NBP**) dont la puissance est d'autant plus forte et inévitable qu'elle nous est invisible et insue de nous en raison de sa trop visible prégnance, car nous en sommes tous participants, même (et probablement surtout) si nous croyons être des observateurs-participants. 
NBP :
*[Prendre/Comprendre "Idéologie"  au sens du terme. En russe, "Idéologie", signifie "Ensemble des croyances, habitudes et habitus dans une société donnée" et correspond à ce que les linguistes appellent "Shared Knowledge" ou "Connaissance partagée du monde" et Umberto Eco "Encyclopédie" et que l'on peut qualifier de "Contexte extra-linguistique", c'est-à-dire ce que j'appelle le "Macro-Contexte".]
** [NBP signifie Note de Bas de Page]

(Dr Simone RINZLER, MCF HDR, 20140322-15:02)

Double-Bind Assuré.
Double-Bind Assumé.
Prescription du Docteur Maille suivie par rejet de prescription antagoniste.

Injonction contradictoire résolue par la sortie du cadre.

Retour à la case écriture.
Photographier.
Glander.
Photographier.
Prêter des livres.
Lire sur tablette.

La guerre de la monographie n'aura pas lieu.

Avant fin mai.

S'appesantir sur son sort.
Visite de L.
Rires.
Joie.

Fatigue.
Repos allongée.
Vertiges.
Nausées.
Vérifier pharmacie.

Envoyer mail.
Lire d'abord. Envoyer mail après.

Réveil pas pâteux. Vertiges disparus.
RAS.

Demain.
---------

De la surprise à la méprise.
Point de mépris,
Mais Mé-Prise, "Misprision", mal pris, pris de travers, pas comme il le fallait.

vendredi 21 mars 2014

La littérature coup-de-poing-dans-la-gueule : capture d'affect chez Deleuze et Kafka

La littérature coup-de-poing-dans-la-gueule : capture d'affect chez Deleuze et Kafka


"On ne devrait lire que des livres qui nous mordent et nous piquent. (...)
Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d'un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire ? 
(...) Un livre doit être la hache pour la mer gelée en nous. Voilà ce que je crois."
Kafka, Lettre à Oskar Pollak
https://notegraphy.com/amb/note/622448

Comme ça me manque un peu quand même de ne plus faire cours à la fac... (EmotiWord : "Sourire"), cela me fait penser au concept de "capture d'affect" chez le philosophe Gilles Deleuze, ce que j'avais appelé la 'littérature "coup de poing dans la gueule"'.

Et du coup, je repense à cette séquence de "L'Abécédaire de Gilles Deleuze" (en DVD ou sur le Net en quelques clics) dans laquelle il parle de son professeur qui l'a "éveillé". 
Deleuze dit en substance qu'il faut toujours être "éveillé", "éveillé par quelqu'un". 

Cela m'a menée à énoncer dans mon document de synthèse pour l'HDR (le Tout Dernier Gros Diplôme Universitaire) qu'il n'existe pas d’Autodidaxie et que tout est nécessairement Hétérodidaxie. 

Le mythe de l'autodidacte est erroné. On ne fait jamais rien seul. 
L'homme est un animal social (je crois bien que c'est d'Aristote, mais...). 

Les apprentissages consolidés ne sont font que dans un rapport Maître/Disciple sain, dans le don/contre-don, dans une interaction constante, dans laquelle le Maître (ou le parent) consent à l'Émancipation du Disciple (ou de l'enfant).

dimanche 16 mars 2014

Manifeste Amoureux du Disciple

Manifeste Amoureux du Disciple


Le Spectre de l'Amour
A Hanté, Hante et Hantera l'Humanité.

Les contempteurs de l'Autre font des petits.
La Détestation s'épanouit.

À bas les nécros !
Vivent les Vivos !

Dire que l'on aime les gens de leur vivant.

Vous n'avez rien à perdre,
sinon les chaînes d'un silence coupable.

Disciples du monde entier,
Levez-vous et déclarez votre amour à vos Maîtres, Condisciples et Disciples
De leur vivant !

Enchantez le Réel !

Découvrir Moni Grego, enchanter le Réel (Hommage à Jean-Jacques Lecercle)

Découvrir Moni Grego  

(Cliquer sur le lien : http://touch.dailymotion.com/video/x1g9amt_moni-grego_webcam?start=20)

 

Enchanter le Réel...

Hommage à JJL (Jean-Jacques Lecercle)

 

Découvrir Moni Grego, sa voix, son sourire, 

Poursuivre le rêve de l'éducation populaire,

Transmettre par la fréquentation des Maîtres,

Se faire Trans-Maître,
Chanter la Relation Maître-Disciple,
Saluer le Disciple, le Novice
Qui a bien fait travailler le Maître.
Se saluer entre Disciples,
Aider à l'émancipation du Maître
Dans une relation de Don/Contre-Don,
Avec Ésope et Bataille.

Que sont devenus les Disciples ?
Quid du Disciple qui ne veut pas,
Ne peut pas s'émanciper ?

Quid du Maître qui refuse l'émancipation du Disciple ?

Oser le Trans-Maître,
Forcer les habitudes,
Besogner son habitus,
S'émanciper, 

Éveiller l'Émancipation,

Enchanter le Réel.

Avec Estelle Beauvais et Guillaume le Blanc, Moni Grego 
et tous les autres,
Maîtres et Disciples, 
connus et inconnus, 
absents de ce non-lieu
a-territorialisé,

Si présents en nos cœurs.
En l'honneur de Jean-Jacques Lecercle, Disciple et Maître Émancipateur dans le cadre du Manifeste Amoureux du Disciple Émancipé

Le Spectre de la détestation
A Hanté, Hante et Hantera
l'Humanité.

À bas les nécros !
Vivent les Vivos !

Dire que l'on aime les gens de leur vivant.

Vous n'avez rien à perdre,
sinon les chaînes d'un silence coupable.

Disciples du monde entier,
Levez-vous et déclarez votre amour à vos Maîtres, Condisciples et Disciples
De leur vivant !

Enchantez le Réel !


lundi 10 mars 2014

Mais que lit donc Aliénor ? Pré-Texte à un Retour sur Essai Théorique

VERSION DE TRAVAIL - NON DÉFINITIVE - SUJETTE À MODIFICATIONS, MISE EN PAGE, CORRECTIONS, ADDENDA, ERRATA, ETC.

Mais que lit donc Aliénor ? Pré-Texte à un Retour sur Essai Théorique

Aliénor d'Aquitaine

"Mais que lis donc Aliénor ?" :
Apprendre à mourir - La Méthode Schopenhauer de Irvin D. Yalom.
Interloquée par la stupidité réductrice de la traduction du titre en français, elle médite, piaffe ; d'impatience, elle envisage de se mettre à la traduction, ou à l'édition, ou à l'écriture. 
Aliénor rêve, partie en son monde intérieur.
The Power of Literature
"La littérature pense". 
Aliénor pense. 
Je pense.
Tu penses.

Le pacte "Author" <=> "Reader" s'articule autour du "Text".
Il ne reste plus qu'à faire entrer "Encyclopaedia" et "Language" dans la danse.
Macabre ? 
Vitale !
La danse de l'autre,
la Danse de l'Autre.
La Danse de Vie en Littérature.
Entrer dans la Danse de l'Autre.
Se Désaltérer À La Danse d'ALTER.

Note sur le modèle ALTER, modèle d'interprétation pragmatique du Texte Littéraire conceptualisé par Jean-Jacques Lecercle (en anglais, pour commencer, pour des raisons techniques compréhensibles. Traduction fournie, pour aider à comprendre, en partie) :

A stands for Author (Auteur)
L stands for Language (Langage)
T stands for Text (Texte)
E stands for Encyclopaedia (or "Shared Knowledge = "Connaissance partagée du monde" or Contexte) (Encyclopédie = Contexte)
R stands for Reader (Récepteur-Lecteur)

Le Texte T (Text) est central. Il y a des interpellations / contre-interpellations multiples entre l'auteur A (Author) et le Récepteur-Lecteur R (Reader) par le biais du texte T (Text). 

Sources théoriques du modèle d'interprétation littéraire ALTER : 
- LECERCLE Jean-Jacques, Interpretation as Pragmatics
- LECERCLE Jean-Jacques in Lecercle & Shusterman, L'Emprise des signes - Débat sur l'expérience littéraire, Seuil et...
- quelques articles et un livre public (quoique impublié) de la rédactrice de cette notule dans le cadre du Projet Singulier et Universel : 

"Ne Pas Ôter L'Échelle Après Y Être Monté"

Mais que lit donc Aliénor ?- Jeu Pré-OuLipo Sur la Page FB "Mais que lit donc Aliénor?"

dimanche 9 mars 2014

Autographie romancée #3 A l'atelier (suite)

À l'atelier (suite)

Dans l’atelier de tailleur, c’était bien différent. J’y allais, la peur au ventre, à la rencontre d’un monde autre, inconnu. Un monde d’hommes. Un monde d’hommes d’ailleurs. Ils venaient tous d’ailleurs et avaient atterri ici, dans le quartier de la Bourse à Paris, dans la pagaille de cet atelier crasseux d’où sortaient de belles pièces sur mesure.

À l’atelier, les hommes riaient. Gueulaient. S’engueulaient beaucoup. Et s’adoraient. Sans se le dire. L’engueulade et la moquerie étaient leur façon de se dire leur amitié. Leur compagnonnage. Tous n’étaient pas amis ensemble. Mais il circulait beaucoup d’affection.



L’été, les conditions de travail y étaient éprouvantes. Les fers à repasser avec leur énorme tuyau pour faire passer la vapeur — c’étaient des fers à repasser professionnels — rejetaient une épaisse fumée de vapeur d’eau. On y cuisait copieusement.

Chacun avait sa ou ses spécialités. Ce n’était pas l’atelier de mon père. Lui, était le fils du patron. Mon grand-père croyait y régner en maître. Ce n’est pas à l’atelier qu’il régnait, mais dans le salon. Là où il créait, avec chacun de ses clients, le costume, ou les costumes, qui les feraient briller en société et établiraient leur statut.

Mais l’atelier…

L’atelier, c’était là où se reformait, cela me revient à l’esprit maintenant, un succédané de shtetl, un ersatz de ghetto. Car tous les clients étaient boursiers. Et tous les clients étaient juifs. Des Juifs d’Europe Centrale. Je ne savais pas à l’époque que l’on disait Ashkénazes. Et je ne savais pas encore ce qu’était un Juif. Mais je savais qu’ils étaient juifs. Ils étaient chez leur tailleur et ils étaient d’ailleurs. Ils parlaient des langues étranges. Avaient de drôles d’accents.

Peut-être bien que c’est à l’atelier de tailleur pour hommes que j’ai eu mes premiers contacts avec le monde. Avec le monde des hommes. Avec le monde des hommes d’ailleurs. Que je suis, avec terreur, sortie du cocon maternel, du gynécée matrilinéaire que formaient ma mère et sa mère, ma grand-mère maternelle, qui habitait chez nous. Je partageais ma chambre avec cette femme que ma mère adorait, respectait, et, je le sais aussi, qu’elle craignait. On ne sentait entre elles aucune chaleur. Aucune tendresse. Le devoir. Rien que le devoir. Des femmes de devoir.

Mon père régnait sur l’atelier. Il ne régnait pas en maître. Ce n’était pas lui le maître, le Maître-Tailleur. Il régnait en bonhomme. Jovial. Rieur. Plaisantin. Il adorait plaisanter. C’était lui qui créait cette curieuse ambiance chaleureuse de l’atelier. Cette chaleur de la vie et des éclats qui me faisaient si peur. Me terrorisait quand j’y arrivais. Et dont je repartais heureuse, après avoir regardé les hommes travailler, s’engueuler, se taquiner, sourire. Je me souviens du sourire tendre d’un homme jeune, blond et frisé — peut-être — aux yeux bleus — peut-être. Il avait une sorte de drôle de grosseur sur la joue, une sorte de kyste ou de verrue, un gros grain de beauté saillant, rond et pâle, et cette excroissance riait quand il souriait. Je ne me souviens plus de son nom. Peut-être était-ce Pepino. Mais Pepino étant un nom italien, il aurait dû être brun ? Cet homme au visage curieux était peut-être beau. Je ne trouvais pas les hommes beaux. Pas encore.


samedi 8 mars 2014

Autographie romancée #2 A l'atelier (suite)


A l'atelier (suite)

Mon père travaillait de ses mains.

J’aime les mains. J’aime regarder la main qui travaille. La main en action.

Ma mère travaillait aussi de ses mains. Dans l’atelier de sa mère. C’était un atelier de… Je ne sais même pas comment ça s’appelait. Quand mon oncle a repris l’atelier et l’a installé chez lui, ça s’est appelé un atelier de façonnier d’imprimerie.


Ma grand-mère, la mère de ma mère, travaillait dans les étiquettes. Les étiquettes arrivaient. Elle y attachait un fil et une navette. Fil de coton blanc et navette métallique. Les étiquettes repartaient pour être attachées aux articles destinés à la vente.


Je n’ai jamais travaillé dans l’atelier de mon père.


J’ai travaillé dans celui de ma grand-mère maternelle. Là-bas, il n’y avait besoin d’aucune qualification. Juste de l’application. Du courage. Du devoir. L’envie de bien faire. Et l’obligation de faire vite.


Il y avait des machines, mécaniques, actionnées à la main.


La main allait chercher la poignée, loin devant, et la ramenait par la droite, vers soi. Et hop !, c’était posé. Quoi ? Je ne sais plus. Le fil ? La navette ? Ou bien était-ce la machine à percer les trous ?

Il fallait aller vite, très vite et bien. Ne pas s’arrêter.


Travailler rapidement pour livrer à temps.

C’était la machine à poser les œillets, ça me revient.

J’aimais ce geste. J’aimais ce travail. Mais je n’aimais pas cet atelier. Besogneux. Laborieux. Sérieux. Silencieux. Je ne me souviens plus s’il y avait une ou des ouvrières ou s’il n’y avait personne.

[Je crois qu’il y a eu au moins une ouvrière. Jamais assez bien pour ma grand-mère. Là-bas, on pratiquait le mépris de l’ouvrier. On se vantait d’être artisan, pas ouvrier. En y réfléchissant bien, pourtant, c’était bien une petite manufacture, atelier de facture (ou de façon, de façonnier), à la main. Mais on s’enorgueillissait d’en avoir. Des façons. Pas comme les ouvrières, ces moins-que-rien, des filles « pas apprises », entendez « pas éduquées », pas de notre monde, presque des trainées, des prostituées, qui vendent leur force de travail pour faire vivre l’atelier.]

Sans le travail à la machine, je crois bien, à y repenser maintenant, je crois bien que je m’y serais ennuyée mortellement. C’était mort. Il n’y avait pas de vie. Que du devoir. Du travail. Sans joie aucune.


Le Devoir et le sérieux.


Je ne l’aurais pas dit à ce moment – je ne l’aurais pas même pensé – on s’y faisait chier à mourir.

jeudi 6 mars 2014

Prix Libraires en Seine 2014 (la suite...)

Prix Libraires en Seine 2014 (suite)

Voilà des jours que je n'ai plus rien écrit sur mes lectures dans le cadre du Prix Libraires en Seine auquel je suis inscrite comme juré auprès de ma Librairie Dédicaces, 7, passage d'Arcole, 92500 Rueil-Malmaison.

J'ai fini, assez péniblement, la lecture du troisième volume dans l'ordre de lecture que j'avais déterminé à partir de quelques a priori liés à l'âge du capitaine et plus particulièrement, l'idée que je me faisais des livres à partir de leur éditeur, de la quatrième de couverture, de l'idée que je me faisais de quelques auteurs dont j'avais déjà entendu parler avec grandiloquence par des lecteurs extasiés (vous comprenez bien que c'était un a priori négatif qui primait là, pour Sylvie Germain et Arturo Perez-Reverte : je ne sais pas pour vous, mais quand des lecteurs francophones français en ont plein la bouche du style d'un auteur dont ils sont littéralement fanatiques, je sens, je sais, que je ne vais pas aimer, que le roman va se vouloir poétique, que cela va se voir, que le style oubliera de se faire oublier et que je vais me faire chier épais, épais. 

Pardon my French, comme on dit en anglais quand on vient de mal parler, de jurer ! 

Alors, j'ai péniblement fini, par tous petits bouts Petites Scènes capitales de Sylvie Germain chez Albin Michel, comme on doit finir sa soupe quand on est petit et qu'on n'aime pas trop ça, mais que ça passe quand même. 

On n'en est tout de même pas aux grands hauts-le-cœur, mais, bon, voilà, on n'aime pas trop, ce n'est pas son plat préféré et il faut bien finir quand même, il faut savoir aussi manger un peu de tout.

Ça ne peut tout de même pas être tous les jours ce que l'on préfère, il y a aussi le goût des autres, et puis, des fois, on finit par s'habituer, pas tout à fait par aimer, mais, bon, ce n'est finalement pas si mauvais. 

Et puis un jour, on se rendra compte que finalement, ce n'était pas si mal. 

Qu'on a bien fait de nous forcer, même si on détestait ça, d'être forcé. 

Qu'on aime encore mieux ce qu'on aime parce qu'on a aussi goûté plein d'autres choses, ce qui fait qu'au bout du compte, on aime bien aussi s'être forcé, malgré soi, parce que comme ça, on sait vraiment ce qu'on aime vraiment.

Voilà l'effet que m'a fait la lecture de Petites Scènes capitales

Je me suis forcée. Je n'ai pas gerbé. J'ai même fini par trouver ça pas mal. Mais je suis toujours encore en guerre, oh !, une guerre somme toute assez pacifique, on n'est pas là pour s'entretuer quand même, mais pour partager le plaisir de la lecture et de l'écriture, et dans mon cas, pour dire mon goût du style, et plus singulièrement, du style neutre (qui n'est pas spontanément le mien), "Neutre" au sens du concept de Neutre de Barthes dans le séminaire Le Neutre, publié et annoté par mon collègue de littérature française et écrivain (rencontré dans deux séminaires à Nanterre, Thomas Clerc)

Et voilà que je me rends compte, ce matin, que tout ce que j'ai ajouté cette nuit pour préciser ma pensée a disparu, que je ne l'ai pas enregistré avant de fermer l'échoppe de l'atelier. Tout cela passera, hélas, aux pertes et profit de va vie de bâton de chaise, ma vie de lectrice et d'écrivain au lit et olé, olé !
Alors, comme toujours, tant pis, et "Zou !"

Envoi ! 

Publier ! (Oui, toujours comme on dit "Champagne !")

NB : Ça m'ennuie quand même sacrément d'avoir perdu ce que j'avais ajouté.
J'essaierai de modifier, mais le temps n'est pas extensible et ce qui est perdu est perdu.
Si je ne modifie pas ici, la question du style reviendra ailleurs.
C'est une vraie marotte chez moi. Ça a été mon travail
toutes ces dernières années dans le domaine anglophone. Je l'applique maintenant à mes lectures en français.

Remerciements collectifs et néanmoins sincères

 Remerciements collectifs et néanmoins sincères

(statut de la page Facebook "L'Atelier de L'Espère-Luette")
Bon, il semblerait que j'aie manqué à tous mes devoirs en ne remerciant pas au fur et à mesure tous ceux qui m'ont fait l'amitié d'aimer ma page et mon blog depuis le début.

Je fais cela en amateur, au vrai sens du terme, au sens de celui qui aime vraiment cela, avec la même passion que lorsque j'ai pratiqué le chant en amateur, jusqu'à un très haut niveau...

Alors, si mes remerciements n'ont pas été personnels pour tous, loin de là..., sachez que je vous remercie tous de l'amitié que vous me faites en venant vous reposer, vous amuser ou vous instruire ici.

Une vie de passeur, c'est bien, pour une ancienne prof en rupture de ban pour cause de K.O. technique, non ?

Si vous passez sur le blog, un petit commentaire serait apprécié. Ça encourage, ça ne mange pas de pain, et si c'est un peu critique, ça aide à progresser... Je vous demande simplement de rester dans la bienveillance. La critique est toujours difficile à accepter, mais elle est riche en enseignement, et je n'aurais jamais fini d'apprendre...

mercredi 5 mars 2014

Lectures : L'Affaire est dans le sac

Lectures : L'Affaire est dans le sac !

Un petit tour à Saint-Ouen, à la librairie "Folies d'encre", et hop !...

...L'Affaire est dans le sac !, 
et les trois nouveaux livres passeront bientôt du sac de transport à :
  • la PAL ou Pile A Lire (mais laquelle ?, car il y en a plusieurs...)
  • la RAL ou Rangée A lire (Il n'y en a qu'une, hors bibliothèque et hors bureau, bien sûr...),
  • le SAL ou Sac A Lire (mais, là encore, lequel, car il y en a aussi plusieurs).

    Suspense, suspense...

    Deux lectures très attendues :
    • Virginie LOU-NONY et son essai Ce qui ne peut se dire - L'Atelier d'écriture à l'épreuve du silence (Actes Sud) 
    • Antoine WAUTERS Nos Mères (Verdier), 
    extraites de ma liste de LAC (Livres-z'à Acheter ChezUnDeMesLibrairesAdorés), trouvées sur place et une surprise, qui m'attendait là, la revue "FEUILLETON Numéro 10" d'Adrien BOSC avec un extrait en français du roman de Ben Marcus The Flame Alphabet / L'Alphabet de flammes...
    Les beaux hasards de la journée...
    ...et les belles lectures du retour de la rentrée.

    Les vacances sont belles, et bien, et bonnes, 
    et bel et bien finies... Au boulot, Simone !

    NB : Je milite pour les points de suspension d'avant...
    ...tout le monde comprend très bien à quoi ça sert. Ça sert, c'est tout. Si on comprend, c'est bien que ça sert.

    NB +1 : Je milite aussi pour d'autres choses : je suis très pointilleuse sur la ponctuation : un point c'est tout. 

    Ordoncques : je milite AUSSI pour l'enchâssement des deux points, préliminaires explicatifs (ou préparation à une énumération) en langue française. A ne pas confondre avec les deux points en anglais, mais ça, c'est une très longue histoire, ces questions de ponctuation du discours.

    Et oui : Je sais bien qu'on ne doit pas mettre de Majuscules juste après les deux points, sauf que, moi, (oui, moi - c'est-à-dire La Tenancière de L'Espère-Luette [Mâme Simone, en quelque sorte]), je préfère quand il y en a. Question d'esthétique et d'éthique de la mise en discours. On voit bien que ça commence vraiment là où apparaît la majuscule.

    Pour les autres militances, on verra ça un autre soir, si vous le voulez bien. 
    ...Et même si vous ne le voulez pas non plus, d'ailleurs...
    et bon... j'ai AUSSI acheté - ou plutôt racheté - un manuel de couture.

    Pour m'y remettre après plus de trente ans d'arrêt.

    ...Et pourquoi pas ?...

    Ne suis-je pas La Fille du Vaillant Petit Tailleur ?

Autographie romancée #1 : À l’atelier



À l’atelier

C’est important un atelier. C’est là que tout se passe. Que la vie et le travail s’entrechoquent.
Mon père travaillait dans un atelier.
Il était tailleur.

Il était d’ailleurs.





Il est ailleurs.





Il s’en est allé, le Vaillant Petit Tailleur.



samedi 1 mars 2014

Je n'ai plus rien à lire... Essaie donc "Concerto pour La Mineure" de Christine Spadaccini chez E-Fractions/Snow Moon

I Have Nothing To Read...

...Again?

Lisez-donc "Concerto pour La Mineure" de Christine Christine Spadaccini, éditée chez Snow Moon sur papier et en e-book chez E-Fractions Éditions (par Franck-Olivier Laferrère), l'éditeur à suivre...


Et si ça, ça vous troue pas l'col eud' l'utérus, on pourra p'us rien faire pour vous...


Lu dans l'avion il y a quelques jours.

Littéralement scotchée dans les airs.


Lecture Absolument Incontournable !

Un livre extrêmement fort.


Aussi fort que court.


À Lire !


Vite !


Go!